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Mise à jour: 20 février 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MON JARDIN DE DOUDEUR

 

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Fille du vent

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Confidences

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Aube

 

FILLE DU VENT

 

 Ils s’aimaient tant et tant

Que d’une tempête d’amour

je pris naissance en fin d’été.

Je suis la fille du vent.

 

Sur ta joue, mon bien-aimé,

sens-tu ce doux zéphyr passer?

le vent sait si bien caresser

et je suis fille du vent

 

Si l’idée de me tromper,

gredin, te faisait craquer

le mistral rugirait

et je suis fille du vent

 

Gnomes, vampires et loups-garous

ne touchez pas à mes enfants

une tornade foncerait sur vous

et je suis fille du vent

 

Sous le cèdre, sous le sapin

entends-tu ces gazouillis?

sifflent la brise, le roselin

et je suis fille du vent

 

Imprévisible, insaisissable,

personne ne peut me mettre en cage

on me croit là, je suis ailleurs

Je suis  la fille du vent

 

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Confidences


Je sais une petite ville blottie au coeur des nuages.
Ses habitants ne sont que mille, tous des sages ou des mages.


Une nuit - aurais-je rêvé ? - j'ai aperçu près de mon lit,
L'un d'eux qui m'a demandé de le suivre sans faire de bruit.

La lune a posé son rayon sur le bord de ma fenêtre.
Tout doux, j'ai quitté la maison avec cet étrange petit être.

Chez lui, on choisit son métier au gré de sa fantaisie.
Je n’en ai pas vu s’ennuyer, ils ignorent la mélancolie.

J’ai vu un bien curieux laitier jeter tout son lait dans l'évier.
Et sur le Québec tout entier, il a commencé à neiger.

Un pâtissier, dans une trouée secouait torchons enfarinés.
Ce jour, sur l'île de la Couvée, cent goélands se sont posés.

Plus loin, des vieux semeurs lançaient leurs graines à la volée.
Des couples de merles chanteurs sont arrivés en matinée.

Un peintre en bâtiment préparait toutes ses couleurs
Et mon pays, subitement, s'est couvert de feuilles et de fleurs.

Un menuisier, sur l'établi, clouait ses planches en chantonnant.
Sur terre, dans le ciel assombri, le tonnerre claquait en grondant.

Un fermier étourdi a mis dans un panier percé
Ses oeufs de cailles, de colibris. Sur mon jardin, il a grêlé.

Sur un tapis me suis couchée. En douceur me suis envolée.
Dans mon lit, me suis réveillée au tout début de la journée.

Dehors, il pleuvait à pleins seaux. Je savais que le chef pompier
Là-haut, vidangeait ses tuyaux. C'est bien normal dans son métier!

Je ris maintenant tout le temps. Ils ont ensoleillé ma vie.
Été, automne, hiver, printemps, je les vis dans la poésie.

 

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 Aube


Dans la brume du petit matin,
Qu'il fait bon, tout doux, se promener.
La nuit fait son dernier câlin,
Tendrement, avant de s'envoler.

C'est l'instant où vont vagabonder
Biches et faons sur le sentier.
C'est l'heure où, parfois, on peut croiser
Le renard et le loup-cervier.

Lascif, le lac encore endormi
S'étire sous le drap duveteux.
Ses berges se dévoilent à demi,
En petits mouvements langoureux.

Bois et bosquets paraissent ouatés.
L'air est embué, mystérieux.
Les sons murmurent, adoucis, feutrés,
Subtil prélude à l'éveil des Dieux.

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