L'AMOUR DES MOTS

 

Mise à jour octobre 2010 (voir *)

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Mon chemin spirituel

 

J'ai perdu son père dès l’âge de 4 mois. Ma mère, au caractère bien trempé, m'a élevée seule et, très jeune, m'a appris à faire face aux difficultés de la vie.


Mais, comment expliquer à un enfant la psychologie du comportement ?

-  Tu vois, Ginette, ce que tu tiens dans tes mains, c’est le corps de la poupée. À l’intérieur se trouve une deuxième poupée. C’est son ange gardien.
À l’intérieur se trouve une troisième poupée. C’est son âme. Cette poupée est comme toi. On ne peut voir que ton corps, mais en toi, invisibles, se trouvent ton ange gardien et ton âme, là où le petit Jésus se cache, dans ton coeur. Ton ange gardien veillera toujours sur toi. Mais les peurs le rendent malade, il ne peut plus bouger. Alors si tu as peur, souffle très fort deux ou trois fois pour chasser cette peur. Puis inspire doucement deux ou trois fois pour réveiller ton ange gardien. Tu verras, il t’aidera toujours.

C’est ainsi que ma mère commença son enseignement. Plus tard, j’ai découvert la symbolique de la poupée russe, puis les explications scientifiques.
Elles m’ont permis de comprendre le sens de cette petite phrase ‘’Si tu veux, tu peux.’’
Par la respiration, la relaxation, l’imagerie mentale les forces insoupçonnées du subconscient sont libérées. Ce n’est pas très difficile il suffit de vouloir.

Mais, me direz-vous,
-  … ce n’est pas tout le monde qui a suffisamment de volonté.
-  … Nous associons souvent le mot volonté au mot effort. Nous oublions un des sens important de ce mot : vouloir, c’est désirer. C’est ici qu’il faut lui associer une image mentale. Par exemple, si tu fais de l’insomnie, plus tu veux dormir, moins tu trouves le sommeil. Par contre, si tu désires dormir et t’imagines dormant calmement dans ton lit ou sous un arbre, tu t’endors. Ton esprit a remplacé les idées négatives (je veux mais ne peux pas) par des désirs traduits en images positives. Le seul effort de volonté requis est de se représenter mentalement ces désirs imagés comme s’ils étaient déjà réalisés. C’est l’essence même du pouvoir de guérison que nous avons tous en nous. Et comme il est plus facile et tout aussi efficace de méditer sur son image mentale de courts laps de temps plusieurs fois par jour que d’essayer de méditer en une seule et longue séance journalière, le monde peut le faire.

Et le miracle arrive, entre autre, le principe de l’auto guérison bien connu des scientifiques.

    

    (4e de couverture de : Car le chemin continue…)

 

 

 

 

Le premier souvenir de l'enseignement de ma mère remonte du temps de mes quatre ou cinq ans.

– Va porter ce petit panier d’épluchures à ta grand-mère, pour ses lapins.

Me voilà partie. Il vente terriblement. Je panique, m’agrippe à un poteau électrique en bois et me mets à crier. Crescendo. Je hurle à pleins poumons. Maman finit par m’entendre et ouvre la porte :

– Qu’est ce qui te prend ?

– Je ne veux pas aller au ciel avec mon panier d’épluchures !

– Ben, pose-le, nigaude !

Et elle rentre, me laissant seule avec mon problème et le vent mugissant !

Bien sûr, j’ai fini par me décider à lâcher mon poteau et, serrant bien fort le panier, à courir jusque chez mes grands-parents tout en longeant les clôtures des maisons.

À mon retour, maman m’a-t-elle fait un sermon sur les peurs irraisonnées, l’inutilité des pleurs et des hurlements devant un problème ? Je n’en sais rien, mais je suis à peu près certaine que j’ai dû entendre pour la première fois ce refrain qu’elle m’a répété tout au long de mon enfance, de mon adolescence et de ma vie d’adulte : « Si tu veux, tu peux. »  Aujourd’hui, à  quatre-vingts ans, en racontant cette anecdote il me semble la voir sourire, là-haut, et me dire :

– La preuve, c’est que tu as porté les épluchures aux lapins de ta grand-mère, et que tu es revenue saine et sauve ! Quand on veut, on peut !

 

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Mais il ne faut jamais mélanger le spirituel et le temporel. C'est pourquoi il est illusoire de penser que la spiritualité, les méditations, les bonnes actions apporteront richesse et biens matériels. Elles feront faire un pas en avant sur le cheminent personnel. Résultats peut-être invisibles pour notre regard humain mais oh combien payants pour notre Moi profond. Tout ce que tu donnes doit avoir un retour. C'est la loi de l'équilibre.

Il faut donc se méfier comme de la peste si on vous propose opulence ou situation mirobolante en échange de quelques cours payants. Ces soi-disant gourous ou maîtres spirituels exploitent la crédulité du public. Malheureusement, ils s'enrichissent sans vergogne car ils sont généralement de beaux parleurs.

 

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Tous les peuples, toutes les tribus ont un matérialisme spirituel : l’homme n’est pas assez évolué pour se passer de béquilles sous forme de prières, de rites, de cérémonies. Il est curieux que tous ces rites, sans exception, tournent autour du remerciement, de l’amour, du regret des fautes, du pardon. J’ai beaucoup lu et réfléchi sur ce sujet. La confession, l’acte de contrition des chrétiens, les fumigations de sauge et de cèdre des Amérindiens, les ablutions des Hindous, l’émanation de la volonté des ancêtres et des esprits des peuples africains sont autant de pratiques pour se laver des manquements aux lois, aux commandements des religions créées par les humains. Règles judicieuses d’ailleurs en fonction du climat, des lieux physiques où vit chaque ethnie.

J’ai trouvé mon soutien dans une vieille pratique hawaïenne, l’Ho’oponopono.

Nous avons tous en nous une part de Divinité, notre âme, qu’il faut apprendre à découvrir. Dans notre société, nous avons peu de lignes directrices pour orienter notre quête de spiritualité. Nous craignons les religions, les sectes autant que le regard de nos concitoyens. Croire et, qui plus est, dire que nous nous connectons ici et maintenant avec Dieu pour lui demander d’effacer tout élément dérangeant de nos mémoires personnelle, collective et antérieure  nous classerait assurément chez les déments. Et pourtant ! Je le fais sans fanatisme exubérant, mais avec la certitude absolue d’obtenir la sérénité, en un temps que je ne fixe pas.

Je demande à la Divinité qui est en moi de pardonner toutes mes fautes passées (dans cette vie et dans mes vies antérieures), car je m’en repends.
Je La remercie et lui dit que je L’aime.

Je T’aime

Je regrette

Pardonne-moi

Merci

Ces quatre phrases de l’Ho’oponopono, comment, me direz-vous, peuvent-elles apporter la sérénité ? En nous purifiant. Si nous sommes sincères envers nous-même, il devient impossible de détester, de garder de la rancune ou de l’amertume.

Mon cheminement n’est ni meilleur ni pire qu’un autre. Je l’ai simplement adapté à mon moi profond, en respectant mes valeurs. De plus, la concision des quatre phrases me plaît.

« Je T’aime, je regrette, pardonne-moi, merci. » Ne rien demander en retour. Matin et soir, j’adresse ces quatre phrases à la Divinité qui est moi, en ma belle-fille, en ma petite-fille, en tous les humains. J’étends même ma prière aux animaux, aux végétaux qui me nourrissent ou réjouissent mon cœur par leur beauté, leur force ou leur faiblesse, aux minéraux qui me portent et me vont vivre. Je me sens partie intégrante de la création, celle que je connais, celle que je ne soupçonne même pas. C’est ça, je crois, la sérénité.

 

Attention : je mets en garde le lecteur contre un best-seller qui traite de l’Ho’oponopono : Zéro limite. Il est écrit par un « gourou » mercantile qui ne désire que vous attirer dans ses ateliers. Aucune pratique spirituelle ne vous apportera richesse ou voitures de luxe !

 

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Dire que nous sommes des poupées russes, trois entités ou plus à l’intérieur de notre corps peut paraître farfelu. Et pourtant souvenez vous de cet exemple classique:

 Imaginez un grand vase empli de coquillages.
- Emplissez les interstices de sable
- Versez de l’eau. Elle comblera les espaces invisibles à l’œil nu, entre les grains de sable.
- Ajouter du sucre, du sel, un colorant. Après dissolution vous ne les verrez plus

Maintenant, regardez votre vase. Il est devenu poupée russe.

Tout dans le cosmos n’est que
matière et énergie imbriquées. Et toute matière n'est qu'énergie.
 

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