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L'AMOUR DES MOTS |
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Parcourant la France pour découvrir les secrets de leur art, les Compagnons sont de grands méconnus en Amérique. Pourtant, leur histoire remonte au moyen-âge et peut-être même avant.
Société initiatique, le
Compagnonnage est plus qu'une école de formation professionnel, elle est
une école de vie, une école de formation morale. "Travail et Honneur"
résume leur vie. Amoureux de la " bel ouvrage ", au XXe siècle, les Compagnons sont toujours présents
sur les chantiers de prestige : Rénovation de la statue de la Liberté (New
York) – Charpente de la piscine olympique (Barcelone
- 1992) – Immeubles de luxe (Antilles – La Réunion – États-Unis – Canada)
– Tunnel sous la Manche (France - Angleterre) - Abbaye Saint-Benoît-du-Lac
et son Église abbatiale (Québec - 1994) – pour n’en nommer que
quelques-uns. La page '' Compagnons et Compagnonnages '' raconte, avec images , notre voyage en France parmi les Compagnons, à l'occasion du bicentenaire de naissance d'Agricol Perdiguier. Juillet 2005. La chaîne d'alliance, roman historique vous présente trois hommes ayant vécu dans des siècles différents. Trois Compagnons accomplissant leur Tour de France initiatique.
Jules, le décidé, tailleur de pierre au XVIIIe siècle.
Quelques extraits de la préface : ... j’en étais justement à m’interroger au sujet de la présence compagnonnique parmi les premières générations d’émigrants en Nouvelle... Or, au fil de quelques échanges avec des chercheurs canadiens et québecois, j’avais constaté que si cette présence avait été réelle et probablement significative jusque tard durant le XVIIIe siècle, elle n’avait pas eu une postérité permettant au Compagnonnage de continuer à exister dans la mémoire collective. De fait, aujourd’hui, c’est un sujet méconnu par la majorité des Canadiens, qui le confondent plus ou moins avec l’ancien système d’apprentissage ou qui leur apparaît comme éminemment exotique, totalement étranger à leur histoire et à leur culture... ... j’espère même que ce roman contribuera à sa manière à restituer une part jusqu’alors méconnue des racines des descendants d’émigrés français. Il n’est en effet que de consulter la liste de ces premières générations de pionniers, pour se convaincre que parmi les nombreux artisans français venus travailler, puis s’établir en Nouvelle-France, nombre étaient des Compagnons du Devoir. Car beaucoup de noms sont à l’origine non seulement des surnoms – le fait est connu –, mais aussi des surnoms caractéristiques des Compagnons – et ce fait-là est en revanche méconnu. Ainsi, pour n’en prendre des exemples significatifs qu’à la seule lettre L, très riche à cause des agglutinations, « Labonté », « Ladouceur », « Lafidélité », « Laflamme », « Lafleur », « Lafranchise », « Lajeunesse », « Lajoie » ou « Lajoy », « Laliberté », « Lapalme », « Lapensée », « Lapierre », « Larose », « Latendresse », « Lavertu », « Laviolette », « Lavolonté » appartiennent incontestablement au répertoire – très restreint au demeurant, à peine plus de quarante formes – des surnoms caractéristiques des Compagnons tailleurs de pierre (et/ou « maçons » au sens ancien du terme). Que dire encore, rangé cette fois à la lettre D, de « Dudevoir » ? Ce n’est pas une forme de surnom recensée chez les tailleurs de pierre, mais il peut concerner dans sa généralité tous les autres métiers compagnonniques qui furent nécessairement représentés parmi les premiers émigrants : charpentiers, menuisiers, charrons, forgerons, cloutiers, couvreurs, etc., tous ou presque « du Devoir ».... .. Dans tous les cas, je pense que nos « cousins » du Canada et du Québec (sans oublier la Louisiane !) découvriront au travers le roman de Ginette Fauquet un aspect important de cette mentalité ouvrière et populaire qui animait leurs ancêtres pionniers. Au-delà des nécessités tout simplement vitales qui pouvaient les pousser à se déplacer en France afin de trouver de l’embauche, l’esprit d’aventure qui les animait aussi ou les soutenait dans leurs pérégrinations, cet esprit-là est le même qui leur permit de traverser l’Atlantique et de braver les rudes conditions de vie qui les attendaient en Amérique. Mais ils y arrivaient aussi avec davantage que la rage de vivre chevillée au corps et le savoir-faire comme cloué aux mains : ceux qui étaient Compagnons du Devoir y arrivaient également avec une expérience concrète des réseaux transterritoriaux de solidarité. Car s’il était une différence encore plus fondamentale peut-être que les autres entre les compagnonnages et les communautés de métiers (les « corporations » pour employer un terme plus parlant) sous l’Ancien Régime en France, c’est qu’alors que les secondes avaient pour étroite limite et seul horizon l’enceinte de telle ou telle ville, regardant comme un « étranger » ou un « passant » plus ou moins indésirable l’habitant d’au-delà un jet de pierre de leurs faubourgs, les Compagnons entendaient librement embrasser le monde aussi loin que leurs pas pouvaient les porter, aussi loin que la fraternité savait s’affronter au chômage, à la maladie et aux coups du sort… Aussi loin et aussi longtemps que la longue chaîne d’alliance des enfants de Jacques, Soubise et Salomon trouvait de nouveaux maillons… Jean-Michel Mathonière Allez découvrir ses recherches sur le Compagnonnage : http://www.compagnonnage.info/
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— C’est vrai que tailler, façonner la
pierre est un noble métier. C’est Maître Grégoire Lepouëllec qui m’a donné
l’amour du granit. Et vous, monsieur Bruat, qui vous a appris à l’aimer au
point d’y consacrer toute votre vie? 7. En France, on prend le petit déjeuner le matin, le déjeuner à midi, le souper le soir. * Voir glossaire (Préface de Jean-Michel Mathonière, spécialiste des compagnonnages de métier.
Éditions David (Ottawa) –
20.00$
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